
• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 14/18 (8 citations)
• Croix de Guerre 39/45
• Croix de Guerre des T.O.E. (3 citations)
• Médaille des Evadés
• Médaille d'Or de l'Education Physique
• Médaille d'Or de la Santé Publique
• Military Cross (GB)
• King Cross of the Bath (GB)
• Distinguished Service Medal (USA)
• Legion of Merit (USA)
• Ordre de Souvarov (URSS)
• Grand Croix de l'Ordre de Léopold (Belgique)
• Croix de Guerre Belge
• Grand Croix du Lion Blanc (Tchécoslovaquie)
• Croix de Guerre (Tchécoslovaquie)
• Grand Croix de l'Ordre de Saint Olaf (Norvège)
• Grand Croix de l'Ordre d'Orange Nassau (Hollande)
• Virtuti Militari (Pologne)
• Grand Croix de l'Ordre Royal du Dannebrog (Danemark)
• Commandeur de l'Ordre du Mérite Brésilien
• Grand Croix Libertador San Martin (Argentine)
• Mérite Militaire avec agrafe blanche (Cuba)
• Mérite Militaire (Mexique)
• Grand Croix du Mérite Militaire (Chili)
• Grand Croix de l'Ordre Royal du Cambodge
• Grand Croix de l'Ordre National du Vietnam
• Grand Croix de l'Ordre du Million d'Eléphants (Laos)
• Grand Croix du Parasol Blanc (Laos)
• Mérite Chérifien (Maroc)
• Grand Croix du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Grand Croix de l'Ordre du Sang (Tunisie)
• Grand Croix de l'Etoile Noire (Bénin)
Principales publications
• Première Armée Française. Ordres du jours et
Messages, Strasbourg, 1945
• Textes du général de Lattre de Tassigny, Paris 1947
• Histoire de la 1ère Armée Française, Rhin et Danube, Paris 1949
• Général de Lattre, la victoire à Berlin 1945, Paris 1949
• Oeuvres Libres, Paris 1949
• Ne pas subir - Ecrits 1914-1952, Paris 1984
• Reconquérir : 1944-1945. Textes réunis et présentés par Jean-Luc
Barre, Plon 1985
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Issu d'une vieille famille aristocratique des
Flandres françaises, Jean de Lattre de Tassigny est né le 2 février 1889, à
Mouilleron-en-Pareds (Vendée), d'un père poitevin, maire de
Mouilleron-en-Pareds, et d'une mère vendéenne.
Fort d'une éducation soignée, il suit ses études
au Collège Saint-Joseph à Poitiers et Paris. Il est reçu quatrième à Saint-Cyr
où il entre en 1909 (promotion "Mauritanie") après avoir effectué,
comme c'est l'usage, un an de service comme simple soldat, puis comme brigadier,
au 22e Dragons.
Ayant choisi la cavalerie à la sortie de l'Ecole,
il fait un stage d'un an à Saumur, à l'issue duquel, en 1912, il est affecté
comme sous-lieutenant au 12e Dragons à Pont à Mousson.
Le 11 août 1914, il est blessé au genou et, un
mois plus tard, reçoit un coup de lance à la poitrine au cours d'une mission de
reconnaissance. Il sert ensuite dans l'infanterie, en 1915, au 93e
RI, prend part aux combats de Verdun, du Chemin des Dames et est de nouveau
grièvement blessé à trois reprises.
Officier de la Légion d'Honneur à la fin de la
guerre, il est également titulaire de huit citations et de la Military Cross.
Après la guerre, le capitaine de Lattre est
affecté à la section franco-américaine de Bordeaux puis au 49e RI à Bayonne
avant de se porter volontaire, en 1921, pour le Maroc (1921-1926) où il est
chef d'Etat-major de la région de Taza pendant la campagne du Rif.
Deux fois blessé au cours de ces opérations, il
reçoit trois nouvelles citations et est promu au grade de chef de bataillon à
titre exceptionnel.
En 1927, Jean de Lattre épouse Simone Calary de
Lamazière, et entre premier à l'Ecole de Guerre. De 1929 à 1931 il sert au 5e
RI à Coulommiers. Il est ensuite affecté au 4e Bureau de l'Etat-major de
l'Armée puis, promu lieutenant-colonel, à l'Etat-major du général Weygand de
1932 à 1935.
Il commande ensuite le 151e RI à Metz, avec le
grade de colonel, jusqu'en 1937.
En 1938, il passe un an au Centre des hautes
Etudes militaires et est nommé chef d'Etat-major du gouverneur militaire de
Strasbourg.
Promu général de brigade en 1939, à Strasbourg, il
est le plus jeune général de France.
Chef d'Etat-major de la 5e Armée, il prend, en
janvier 1940, le commandement de la 14e DI à Rethel pendant l'offensive
allemande de mai 1940, les unités de de Lattre repoussent l'ennemi à trois
reprises, lui faisant deux mille prisonniers. Pendant la débâcle, il continue à
se battre à Mourmelon, à Nevers et devant Clermont-Ferrand où il se replie.
Après l'armistice, nommé adjoint pour le
commandement des troupes de la 13e Division militaire de Clermont-Ferrand, il
se consacre à la formation des cadres pour l'armée à Opme dans le Puy-de-Dôme.
En septembre 1941 il est nommé commandant
supérieur des troupes de Tunis et crée une nouvelle école de cadres à Salammbô.
Rappelé en France en janvier 1942, il est nommé commandant de la 16e division
militaire à Montpellier et promu général de corps d'armée.
En novembre 1942, à l'arrivée des forces
allemandes en zone sud, il donne l'ordre à ses troupes de sortir des garnisons
et de résister. Trahi, arrêté, il est interné à Toulouse, puis au Fort Montluc
à Lyon. Condamné à dix ans de prison en janvier 1943, il est transféré à Riom,
d'où il s'évade, grâce à la résistance française, dans la nuit du 2 au 3
septembre 1943, pour rejoindre Londres. Sous le faux nom de Dequesne, le
général de Lattre, s'évade de France, grâce à un appareil de la RAF venu
le chercher à Manziat dans l'Ain, le 17 octobre.
Le 11 novembre 1943, il est promu général d'armée
par le général de Gaulle
qu'il rejoint à Alger cinq semaines plus tard.
Après la campagne d'Italie il se voit confier la
formation et le commandement de l'Armée B, future Première Armée Française, les
effectifs terrestres de la France combattante étant devenus suffisamment
important pour permettre la reconstitution d'une véritable armée. De Lattre
réalise donc, en six mois, l'amalgame des troupes d'Afrique du Nord avec les
Forces françaises libres et les volontaires évadés de France et de l'Empire.
Ayant libéré l'Ile d'Elbe en juin 1944, l'Armée B débarque en
Provence, le 15 août aux côtés des alliés. Après la libération de Toulon et de
Marseille commence la remontée de la Vallée du Rhône avec les durs combats de
Chalon-sur-Saône, Beaune et Autun.
Le 24 septembre 1944, le général de Gaulle lui
remet la Croix de la Libération au château de Bournel (Doubs), résidence du
marquis de Moustier.
Le général de Lattre met alors au point
l'offensive qui mènera la 1ère Armée jusqu'au Rhin. La 1ère Armée, avec ses
deux corps d'armée commandés par les généraux Béthouart
et Goislard de Monsabert, après avoir fait tomber en novembre 1944 les
villes de Montbéliard et Gérardmer, atteint le Rhin, première de toutes les
armées alliées.
La contre attaque allemande de Von Rundstedt
empêche la progression alliée, jusqu'en janvier 1945. Ensuite, les troupes
alliées reprennent l'initiative et la 1ère Armée libère Colmar le 2 février,
passe le Rhin de vive force le 30 mars, pénètre en Autriche et pousse jusqu'à
Arlberg, c'est la fameuse campagne Rhin et Danube.
Le 9 mai 1945, le général de Lattre signe à Berlin,
au nom de la France, aux côtés des alliés, l'acte de capitulation de
l'Allemagne nazie.
Chef d'Etat-major général de la Défense nationale
et inspecteur général de l'Armée de Terre en mars 1947, de Lattre est en 1948
inspecteur général des Forces armées et, auprès du maréchal Montgomery, le
premier commandant supérieur des Forces terrestres de l'Europe occidentale.
Nommé haut-commissaire en Indochine et commandant
en chef en Extrême-Orient en décembre 1950, il rétablit la situation au Tonkin
par les victoires de Vinh-Yen et de Mao-Khé. Son fils unique, Bernard, est tué
à Ninh-Binh, le 30 mai 1951, à la tête d'un escadron vietnamien du 1er
Chasseurs.
Après plusieurs missions à Washington, Londres et
Rome, il repart pour le Vietnam.
Il rentre en France pour la Conférence des Etats
Associés et meurt le 11 janvier 1952 à Paris. Quatre jours plus tard ses
obsèques nationales sont célébrées en la cathédrale Notre-Dame. Le jour même,
le général de Lattre de Tassigny est élevé à la dignité de Maréchal de France. Il
est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds.
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